Un bijou se juge de près. On le tourne, on le met au doigt, on regarde le travail de la griffe. Sur un écran, tout cela disparaît, et c'est pour cette raison que beaucoup de bijoutiers se méfient d'un site : ils craignent de réduire une pièce de plusieurs heures d'atelier à une vignette.
La crainte est juste, mais elle vise la mauvaise cible. Un site de bijoutier artisan n'a pas à remplacer la vitrine. Il sert à faire venir quelqu'un jusqu'à elle, ou jusqu'à l'établi.
Des photos qui montrent le travail, pas seulement le bijou
La photo est le seul argument d'un site de bijouterie. Un fond neutre, une lumière douce qui ne brûle pas le métal, et deux vues par pièce : l'ensemble, puis le détail qui prouve la main, le sertissage, la finition d'un anneau. Une vue portée, sur un doigt ou à l'oreille, donne l'échelle que le fond blanc ne donne jamais.
Un téléphone récent suffit pour commencer, à condition de photographier près d'une fenêtre et de ne jamais utiliser le flash, qui écrase les reflets. Les gestes qui comptent sont détaillés dans quelles photos pour le site d'un artisan. Ce qui sépare un site de bijoutier d'un autre est rarement le nombre de pièces affichées : c'est la netteté des vingt premières.
Une règle simple pour la mise en page : peu de pièces par écran, grandes. Une grille de quarante vignettes sur un téléphone donne une page où rien ne retient l'œil, et chaque bijou y ressemble au voisin.
Le métal, le titre et le poinçon sont des informations de vente
Un acheteur de bijou veut savoir de quoi il est fait. Le Code de commerce fixe pour cela des titres légaux exprimés en millièmes, avec des listes distinctes pour l'or, l'argent et le platine, et il encadre l'emploi de l'appellation « or » à la vente au détail. Il prévoit aussi les poinçons : celui de la garantie du titre, et celui du fabricant ou de responsabilité. Ces règles viennent de la loi du 4 janvier 1994, aujourd'hui reprise dans le code.
Nous ne sommes pas juristes et nous ne vous dirons pas quelle pièce est dispensée de quoi : le texte prévoit des dispenses et c'est votre bureau de garantie qui répond à ce sujet. Ce que nous pouvons dire, côté site, c'est ce qui rassure à coup sûr. Sur chaque fiche, le métal et son titre écrits en toutes lettres, « or 750 millièmes » ou « argent 925 », le poids quand il compte, la nature et la taille des pierres. Et, pour une création, une photo macro du poinçon, qui dit à l'acheteur ce qu'il retrouvera sur la pièce quand elle arrivera.
Écrit une fois pour chaque pièce, ce bloc évite le courriel où l'on vous demande si c'est bien de l'or. Il montre aussi que vous connaissez votre métier, ce que ne fait aucun bandeau « artisan d'exception ».
Une création se discute, le formulaire ouvre la discussion
Une alliance dessinée pour un couple, une bague refaite à partir d'un bijou de famille, un pendentif gravé : rien de cela ne se commande en cliquant sur un panier. C'est un échange, et il commence par une demande où le client raconte ce qu'il veut. Le site sert à ce que cette demande arrive complète.
Les champs d'une demande de création.
- L'occasion et la date Un mariage fixe une échéance que vous devez connaître avant tout le reste. Si l'atelier est plein, mieux vaut le dire tout de suite.
- Le métal souhaité Or jaune, or gris, argent, platine, ou « je ne sais pas ». La dernière case est la plus utile, elle ouvre le premier échange.
- Un bijou ou une image de référence Un envoi de photo vaut dix lignes de description, et il évite le malentendu sur le style.
- La taille, ou la façon de la prendre Un client qui ignore sa taille de doigt doit pouvoir passer à l'atelier pour la mesurer, et le formulaire le lui propose.
- Une fourchette de budget Trois tranches à cocher suffisent. Elles trient les demandes sans mettre personne mal à l'aise.
Un point juridique mérite d'être écrit sur la page de demande, parce qu'il surprend les clients. Un bijou dessiné ou gravé pour un client n'ouvre en principe pas droit à la rétractation de quatorze jours. L'article L221-28 du code de la consommation exclut les biens « confectionnés selon les spécifications du consommateur ou nettement personnalisés ». Une bague de catalogue vendue à distance, elle, reste retournable. La différence doit être lisible avant le paiement, pas découverte au moment du litige.
La réparation fait entrer les clients que l'achat n'aurait pas amenés
Beaucoup de gens poussent la porte d'un bijoutier pour une chaîne cassée ou une bague trop étroite, et pas pour acheter. Ce sont des recherches très locales, et peu de sites y répondent. Une page par geste, à la manière de celles d'un plombier qui détaille ses interventions : redimensionner une bague, ressouder un fermoir, resertir une pierre, nettoyer et rhodier.
Chaque page dit ce qui est possible, ce qui ne l'est pas, le délai habituel, et comment déposer la pièce, en boutique ou sur rendez-vous. Elle n'a pas besoin d'afficher de prix si vous préférez un devis. Mais le client qui découvre votre atelier par une réparation devient celui qui revient pour l'alliance trois ans plus tard.
Faut-il vendre en ligne ?
La question revient toujours, et la réponse dépend de ce que vous vendez. Pour des pièces uniques ou dessinées à la commande, une boutique en ligne n'est pas nécessaire : le client veut vous voir, parler du projet, essayer. Le site fait venir le client, la vente se conclut à l'atelier.
La vente de modèles de catalogue est un autre métier, avec un stock à tenir à jour, un envoi assuré, des retours à gérer et des tailles à prévoir. Elle se justifie si une partie de vos pièces existe en série. Dans ce cas, mieux vaut commencer par quelques références et voir si les commandes arrivent. La frontière entre les deux approches est détaillée dans site vitrine ou e-commerce.
Être trouvé près de chez soi
Un bijoutier de quartier est cherché dans un rayon court : « bijoutier ville », « réparation de bijoux ville », « alliance personnalisée ville ». Votre fiche Google Business répond à celui qui veut savoir si vous êtes ouvert. Le site répond à celui qui veut savoir ce que vous faites de vos mains. Les deux se complètent, comme nous le détaillons dans site web ou fiche Google.
Personne ne peut vous garantir une place dans Google, et méfiez-vous de qui le promet. Ce qui se travaille, ce sont des pages claires, le vocabulaire de vos clients et la cohérence entre votre fiche et votre site. Si vous exercez dans l'Hérault, nous y revenons dans création de site internet à Montpellier.
Budget et mise en route
Un site de bijoutier démarre à 790 € HT, en paiement unique sur devis ferme, avec le référencement local de votre secteur compris et le nom de domaine à votre nom. Le paiement peut s'étaler, 30 % à la commande et 70 % à la livraison, comme l'écrivent nos conditions de vente. Ensuite, trois formules sans engagement : Sans abonnement (0 €, nous vous transférons le site, le domaine et les accès), Essentiel à 19 € HT/mois pour l'hébergement, les sauvegardes et les mises à jour, ou Croissance à 49 € HT/mois si vous voulez aussi des articles et la tenue de votre fiche Google.
Le vrai travail est de votre côté et il est agréable : choisir vingt pièces, les photographier, écrire deux lignes sur chacune. Prévoyez cette matière avant la visio de cadrage. Une collection de fin d'année doit être en ligne avant l'automne, pas en décembre, puisque Google met des semaines à explorer des pages neuves. Ce que recouvre le suivi d'un site au quotidien est expliqué dans ce que couvre la maintenance d'un site web.