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Site internet pour pompes funèbres : informer sans vendre

Une famille qui vous cherche ne compare pas des offres. Elle vient d’apprendre un décès, il est souvent tard, et elle veut savoir trois choses : qui répond maintenant, où se présenter, et combien ça va coûter.

Votre site répond aux deux premières en une page. Sur la troisième, la loi vient de changer, et peu d’opérateurs l’ont vu passer.

Au 1er octobre 2026, si vous avez un site internet, deux documents devront y figurer. Votre documentation générale tarifaire, d’abord : l’arrêté du 13 août 2026 insère dans le texte de 1999 les mots « et publiée sur le site internet de l’opérateur, s’il en possède un ». Une notice d’information standardisée, ensuite, que vous devrez publier « de manière aisément accessible depuis la page d’accueil de son site internet ». Le texte est net sur la date : « Les dispositions du présent arrêté entrent en vigueur le 1er octobre 2026 » (arrêté du 13 août 2026, publié au Journal officiel du 14 août).

2 documents à publier sur votre site au 1er octobre 2026 : la documentation générale tarifaire et la notice d’information
5 ans la durée de validité de votre habilitation préfectorale, à renouveler deux mois avant l’échéance
3 ans le rythme d’actualisation des devis-modèles que vous déposez en mairie

Ce qui change le 1er octobre, et ce qui ne change pas

La confusion est facile, alors autant séparer les trois documents une bonne fois.

Le devis-modèle suit un format fixé par arrêté ministériel, dont l’annexe a été remplacée au 1er juillet 2025. Vous le déposez en mairie, actualisé tous les trois ans, dans les communes où vous avez un établissement et dans celles de plus de 5 000 habitants. Ce sont elles qui le publient : le code dit que « ces devis sont publiés sur le site internet des communes de plus de 5 000 habitants » (article L. 2223-21-1 du CGCT). Rien ne vous oblige à le mettre sur le vôtre.

La documentation générale, elle, est la vôtre, et c’est elle qui bascule en ligne le 1er octobre. Jusqu’ici elle devait seulement être « constamment présentée à la vue de la clientèle » dans vos locaux.

La notice d’information est nouvelle. Elle est standardisée, identique pour tous, et volontairement « vierge de tout élément d’identification du professionnel » : elle explique aux familles leurs droits et la différence entre prestations obligatoires et facultatives. Elle s’affiche en vitrine et depuis votre page d’accueil.

Concrètement, cela fait deux pages à créer sur votre site, et un lien visible depuis l’accueil pour la seconde. Ce n’est pas un chantier. C’est une échéance.

Ce qui est obligatoire, et ce que personne n’explique

C’est la question que les familles n’osent pas poser, et celle sur laquelle elles se sentent le plus démunies. La réponse existe pourtant, elle est courte, et elle est dans le code.

Le devis doit « faire apparaître de manière distincte les prestations obligatoires », et le texte les énumère : la housse mortuaire en cas de transport avant mise en bière, puis « dans tous les cas le cercueil, ses poignées, sa plaque d’identité et sa cuvette étanche, à l’exclusion de ses accessoires intérieurs et extérieurs », et enfin soit l’inhumation, soit la crémation avec l’urne (article R. 2223-29). Selon les circonstances du décès s’y ajoutent les soins de conservation, le véhicule avant mise en bière ou le cercueil hermétique.

Les prestations que le code range parmi les obligatoires, dans tous les cas.

  • Le cercueil et ses quatre élémentsLes poignées, la plaque d’identité et la cuvette étanche en font partie. Les accessoires intérieurs et extérieurs, non.
  • La housse mortuaireObligatoire dès qu’il y a transport du défunt avant la mise en bière.
  • L’inhumation, ou la crémation et l’urneL’un ou l’autre selon le choix de la famille, jamais les deux.
  • Ce qui le devient selon les circonstancesSoins de conservation, véhicule de transport avant mise en bière, cercueil hermétique à filtre épurateur.

Le reste est facultatif, et c’est précisément là que se creuse l’écart entre deux devis. Le nouveau modèle l’a compris : depuis le 1er juillet 2025, il tient en deux colonnes, « prestations obligatoires » d’un côté, « non obligatoires » de l’autre, là où l’ancien distinguait le courant, l’optionnel et les frais avancés (arrêté du 11 février 2025).

Écrire cette distinction sur votre site, en français simple, vous coûte une page. Elle vous fera gagner du temps en rendez-vous, parce que la famille arrivera en sachant de quoi vous parlez. Et elle vous place du bon côté de ce que la notice d’information va imposer à tout le monde dans quelques jours.

Votre numéro d’habilitation, que deux sites sur trois oublient

J’ai lu trois sites d’opérateurs indépendants avant d’écrire cet article. Un seul affiche son numéro d’habilitation, dès l’accueil. Les deux autres ne le portent nulle part, ni sur l’accueil ni dans les mentions légales.

C’est dommage, parce que le texte l’impose déjà sur la documentation générale et sur les devis : ceux-ci « doivent comporter l’indication du nom, du représentant légal, de l’adresse de l’opérateur » ainsi que « de l’habilitation dont il est titulaire » (article R. 2223-25). À partir du 1er octobre, cette documentation étant en ligne, le numéro y sera de fait.

Autant le mettre tout de suite là où il sert. Une habilitation vaut cinq ans, et exercer sans elle expose à 75 000 € d’amende (service-public.fr, vérifié le 14 août 2026). Une famille ne connaît pas ce chiffre. Mais elle comprend très bien la différence entre une entreprise qui affiche son numéro et une autre qui n’affiche rien.

Ce qu’on cherche à deux heures du matin

Les trois sites que j’ai lus ont un point commun : le téléphone en haut de chaque page, avec la permanence écrite à côté. « Contact téléphonique 24h/24 - 7j/7 » chez l’un, « Permanence 24/7 » chez l’autre. Ils ont raison, et c’est le seul élément sur lequel ils sont tous les trois irréprochables.

En France, 651 000 personnes sont décédées en 2025, en hausse de 1,5 % sur un an (INSEE, bilan démographique 2025). Derrière chacune, quelqu’un a cherché un numéro, souvent la nuit, souvent depuis un téléphone.

Quatre informations doivent donc tenir sans faire défiler : le numéro de permanence, cliquable ; l’adresse de chaque agence, avec un mot sur le stationnement ; ce que vous prenez en charge immédiatement ; et la mention que le premier rendez-vous ne coûte rien. Le reste attend la deuxième page.

Sur la recherche elle-même, deux chiffres méritent d’être connus. Trois Français sur quatre ont cherché un lieu, un avis ou des horaires depuis une application géolocalisée dans l’année, et un tiers cliquent sur le premier lien que leur affiche le moteur (Baromètre du numérique 2025, CRÉDOC pour l’Arcep). Votre rang compte donc autant que votre page, et c’est le sujet du référencement local.

Les avis de décès, seul contenu qui vit sur votre site

Tout le reste de votre site est figé : vos agences ne bougent pas, vos prestations non plus. Les avis de décès, eux, changent chaque semaine, et ce sont les pages les plus lues d’un site funéraire. Une famille les partage, les proches les consultent, certains laissent un message.

Deux des trois sites que j’ai regardés n’en ont aucune : l’un renvoie son « espace condoléances » vers une plateforme extérieure. Ça marche, mais le trafic part ailleurs, et avec lui les visites que Google compte pour vous.

La vraie question est celle du temps. Publier un avis prend cinq minutes, mais il faut le faire chaque fois, dans la semaine, pendant des années. Si vous savez que vous ne le ferez pas, mieux vaut ne pas ouvrir la rubrique : une page d’avis dont le dernier date de l’an dernier dit quelque chose de vous. J’ai détaillé qui fait quoi dans la durée dans mon article sur l’hébergement et la maintenance.

Informer sans démarcher : la limite est dans la loi

Votre métier a une contrainte que les autres n’ont pas. Le code interdit « les offres de services faites en prévision d’obsèques ou pendant un délai de deux mois à compter du décès » en vue d’obtenir une commande (article L. 2223-33). Les formules de financement d’obsèques font exception.

Un site n’est pas du démarchage : c’est la famille qui vient à vous. Mais l’esprit du texte se lit dans la façon d’écrire les pages. Pas de compte à rebours, pas d’offre limitée, pas de relance automatique après un formulaire. Une entreprise qui vend des obsèques comme on vend une cuisine se disqualifie toute seule.

Ce que vous pouvez faire, en revanche : expliquer. Ce qui est obligatoire et ce qui ne l’est pas, la différence entre inhumation et crémation, les démarches des premiers jours, ce que la mairie demande. C’est utile, c’est recherché, et c’est exactement ce que la nouvelle notice d’information vise à généraliser.

Votre fiche Google fait la moitié du travail

Pour une recherche faite dans l’urgence, la fiche Google Business arrive souvent avant le site : horaires, itinéraire, appel en un geste. Personne ne devrait payer un site avant d’avoir une fiche remplie et des avis auxquels il répond.

Ce que la fiche ne saura jamais héberger, en revanche, c’est votre documentation tarifaire, la notice, vos avis de décès et les pages qui expliquent une démarche. Ces contenus-là vivent chez vous, pas chez Google, qui fixe ses règles et peut suspendre une fiche du jour au lendemain. J’ai comparé les deux dans fiche Google ou site web.

Combien ça coûte, en combien de temps

Chez moi, le site d’un opérateur funéraire démarre à 550 € HT, en paiement unique sur devis ferme, livré en 14 jours ouvrés. La page de documentation générale, la notice depuis l’accueil, la permanence en tête de site et le référencement local sont dedans, pas en option. Ensuite vous choisissez : rien du tout (0 €, vous récupérez tout), Essentiel à 19 € HT/mois pour l’hébergement et les sauvegardes, ou Croissance à 49 € HT/mois si vous voulez que je publie et retouche à votre place.

Ce que couvrent les quatorze jours ouvrés est détaillé dans délai de création d’un site internet, les fourchettes du marché dans combien coûte un site internet pour un artisan, et ce qu’il faut vérifier sur un devis dans comment choisir une agence web. Un métier voisin travaille souvent avec vous : le site d’un fleuriste.

Il vous reste deux semaines avant l’échéance du 1er octobre. Si votre site existe déjà, c’est une page à ajouter. S’il n’existe pas encore, autant le construire avec ces deux documents dedans dès le départ.

Parler de votre projet en visio

Foire aux questions

En moyenne 14 jours ouvrés à partir de la visio de cadrage. Ce délai dépend également de votre réactivité pour valider les versions intermédiaires.
À partir de 550 € HT pour la création, selon l’ampleur de votre projet. Vous recevez un devis précis et gratuit — une fois validé, il ne bouge plus. Ensuite, vous choisissez une formule : Sans abonnement (0 €), Essentiel (19 € HT/mois) ou Croissance (49 € HT/mois). Aucun autre coût.
Moi. À partir de la visio de cadrage, je rédige des textes optimisés SEO/AEO qui parlent le langage de vos clients. Vous validez avant la mise en ligne.
En Sans abonnement, oui : vous avez tous les accès. En Essentiel, les retouches ne sont pas incluses — je les réalise sur devis, à 60 € HT de l'heure. En Croissance, une retouche par mois (jusqu'à 30 minutes) est comprise : envoyez-moi un email, c'est fait sous 48 h ouvrées.
Chaque site est livré conforme : mentions légales, politique de confidentialité, bannière cookies si nécessaire, hébergement européen.
Les formules Essentiel et Croissance incluent la maintenance technique : si votre site rencontre un problème, on intervient sans surcoût et sans délai. En Sans abonnement, j'interviens sur demande, à 60 € HT de l'heure.