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Auto-entrepreneur artisan : un site internet est-il obligatoire ?

Non. Aucun texte de loi n'impose à un auto-entrepreneur artisan d'avoir un site internet, quelle que soit son activité. Vous pouvez facturer, prendre des chantiers et déclarer votre chiffre d'affaires sans jamais publier une page.

La confusion vient d'ailleurs. Le jour où vous publiez un site, même une simple page vitrine, une autre loi s'applique : elle impose des mentions précises et prévoit de vraies sanctions en cas d'oubli. C'est cette loi-là qu'il faut connaître, pas une obligation générale qui n'existe pas.

0 obligation aucun texte de loi ne vous impose de créer un site internet, quel que soit votre statut ou votre activité
75 000 € l'amende maximale prévue si votre site existe déjà sans les mentions légales exigées par la loi (LCEN)
1 500 € l'amende encourue comme entrepreneur individuel si un formulaire collecte des données sans en informer le visiteur (RGPD)

Ce que dit vraiment la loi (et ce qu'elle ne dit pas)

Créer une micro-entreprise artisanale suppose des obligations précises : immatriculation au Répertoire des métiers, déclaration du chiffre d'affaires, mention du numéro RM sur vos documents commerciaux. Aucune de ces obligations ne porte sur un site internet. Vous pouvez très bien exercer, facturer et grandir avec une simple fiche Google Business et un téléphone qui sonne.

C'est confirmé noir sur blanc par le service public : la fiche officielle sur les mentions obligatoires d'un site d'entrepreneur individuel n'évoque, à aucun moment, une obligation de créer ce site. Elle encadre seulement ce qui doit y figurer si vous en ouvrez un. Source : la fiche officielle entreprendre.service-public.fr.

Une nuance mérite d'être connue par un artisan du bâtiment : certains devis sont obligatoires par la loi, dépannage à domicile ou travaux au-delà d'un certain montant, avec ou sans site. Ce n'est jamais le site qui déclenche l'obligation, c'est la nature de la prestation vendue.

La confusion la plus fréquente vient d'ailleurs : beaucoup d'auto-entrepreneurs pensent que leur SIRET doit être visible quelque part en ligne pour être en règle. C'est faux. Le SIRET doit figurer sur vos documents commerciaux, devis, factures, bons de commande, pas nécessairement sur internet. Une carte de visite imprimée ou un profil WhatsApp Business portent d'ailleurs les mêmes obligations d'identification qu'un site : personne ne les vérifie autant, mais elles existent.

Ce qui devient obligatoire dès que vous en créez un

La bascule se fait à la publication, pas avant. Un site accessible au public, même gratuit et fait maison, entre dans le champ de la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN). Elle impose à tout éditeur d'afficher des mentions légales, réunies sur une page dédiée ou intégrées à vos CGV.

  • Votre nom, votre prénom et la mention « Entrepreneur individuel » ou « EI », imposée depuis la réforme du statut unique.
  • Votre numéro au Répertoire des métiers (RM) suivi de votre département, ou votre SIREN si vous n'êtes pas inscrit au RM.
  • Votre adresse professionnelle et un moyen de contact réel : email et téléphone.
  • Votre numéro de TVA, ou la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI » si vous êtes en franchise en base.
  • Le nom, l'adresse et le téléphone de l'hébergeur qui fait tourner votre site.

Oublier une de ces lignes n'a rien d'anodin : c'est cette absence-là qui expose aux 75 000 € d'amende évoqués plus haut. En pratique, un prestataire sérieux les rédige en même temps que le site, sans vous les facturer à part.

Ces obligations ne dépendent pas de la façon dont le site a été fabriqué : un site gratuit monté seul en un après-midi porte exactement les mêmes obligations qu'un site à 550 € HT livré par un prestataire. La seule différence, c'est qui pense à les écrire.

Dans les faits, ce sont rarement les autorités qui déclenchent le contrôle en premier : c'est un client mécontent, un concurrent, ou un audit sectoriel commandé par la DGCCRF. Le risque reste faible au quotidien, mais il existe, et corriger une mention légale prend cinq minutes une fois qu'on sait laquelle manque.

Ce qui reste obligatoire même sans site

Ne pas avoir de site ne vous met pas hors du champ de la loi pour autant. Sur chaque devis et chaque facture, votre numéro SIREN est déjà une mention légale obligatoire, avec la référence RM si vous êtes artisan. Un client professionnel peut vous demander vos CGV par écrit : refuser de les communiquer expose à une amende de 15 000 €.

Pour certaines prestations, un devis écrit est même imposé avant tout commencement de travaux, dépannage, déménagement, ou montant au-delà d'un seuil fixé par décret. Ces règles s'appliquent que vous ayez un site ou seulement une carte de visite. Vous portez donc déjà la plupart des obligations administratives d'un site avant même d'en avoir un.

Elles s'appliquent dès le premier jour d'activité, pas seulement une fois l'entreprise installée depuis plusieurs années. Un auto-entrepreneur qui débute sa première semaine les porte déjà, au même titre qu'un artisan qui exerce depuis vingt ans. La différence entre les deux ne se joue jamais sur le terrain légal, elle se joue sur le fait d'être trouvé ou non par un client qui cherche en ligne.

Pas encore de site

Aucune obligation

Continuez à facturer avec les mentions déjà exigées sur vos devis, SIREN et référence RM. Rien de plus n'est requis tant que vous n'ouvrez pas de site.

Déjà un site en ligne

À vérifier cette semaine

Ouvrez votre page de mentions légales : nom, EI, numéro RM ou SIREN, hébergeur, contact. Une case vide expose à l'amende, même sans plainte d'un client.

Vous envisagez d'en créer un

À prévoir dès la conception

Les mentions légales se rédigent en même temps que le site, pas après coup. Un prestataire sérieux les inclut d'office, sans supplément de dernière minute.

La vraie complexité arrive avec le RGPD, pas avec la LCEN

Un formulaire de contact ou de devis change la donne. Dès qu'un visiteur vous laisse son nom, son email ou son numéro, vous traitez des données personnelles, et le RGPD s'applique, quelle que soit la taille de votre entreprise.

Concrètement, ça veut dire informer le visiteur de ce que vous faites de ses données (une page de politique de confidentialité suffit), ne les garder que le temps utile, et ne jamais les revendre. Ne pas le faire expose à une amende pénale de 1 500 € en tant qu'entrepreneur individuel. Un hébergement européen et un formulaire conforme dès la livraison règlent la question une fois pour toutes.

Un formulaire de devis artisan collecte en général un nom, un téléphone, une adresse de chantier et parfois des photos. Rien d'exceptionnel, mais ça reste des données personnelles au sens du RGPD dès la première ligne remplie. La bonne pratique tient en trois gestes : une mention qui explique où va l'information avant l'envoi, une durée de conservation raisonnable après la fin du chantier, et la possibilité pour le visiteur de demander la suppression de ses données à tout moment.

Pourquoi la plupart des artisans en créent un quand même

L'argument n'est jamais légal, il est commercial. Une fiche Google Business Profile capte les recherches locales, mais elle vous appartient à moitié : Google en fixe les règles et peut la suspendre. J'ai détaillé la différence dans fiche Google ou site web : les artisans les plus visibles combinent les deux plutôt que de choisir.

Le reste tient en une observation simple : un client qui cherche un artisan sur son téléphone compare plusieurs profils en quelques minutes, et celui qui n'a qu'une fiche sans site paraît souvent moins installé que celui qui en a un, à budget de départ comparable. J'explique les raisons plus larges dans pourquoi un artisan a besoin d'un site web.

Si le frein est le budget plutôt que le doute, plusieurs aides existent pour un auto-entrepreneur artisan : France Num, les dispositifs régionaux, parfois la chambre de métiers. Je les détaille dans les aides à la création de site pour artisans.

Un dernier point gagne du terrain : de plus en plus de particuliers demandent directement à ChatGPT ou à Perplexity de leur trouver un artisan proche de chez eux. Ces outils lisent du texte, pas une fiche fermée : ils citent les sites qui répondent clairement à une question précise, zone d'intervention, spécialité, délai. Une fiche Google seule ne leur donne rien à lire. L'argument est récent, mais il va peser de plus en plus dans les années qui viennent.

Combien ça coûte, et en combien de temps

Chez moi, un site pour auto-entrepreneur artisan démarre à 550 € HT, en paiement unique sur devis ferme, livré en 14 jours ouvrés. Les mentions légales, la conformité RGPD et le référencement local sont inclus, pas facturés en option. Ensuite, trois formules sans engagement (0, 19 ou 49 € HT/mois) selon le suivi voulu. Le déroulé complet des deux semaines est dans délai de création d'un site internet, et les critères pour comparer les prestataires dans comment choisir une agence web.

La question n'est donc pas de savoir si la loi vous oblige, elle ne le fait pas. Elle est de savoir si vous préférez rester absent des recherches Google pendant que vos concurrents y répondent à votre place.

Parler de votre projet en visio

Foire aux questions

Chaque site est livré conforme : mentions légales, politique de confidentialité, bannière cookies si nécessaire, hébergement européen.
À partir de 550 € HT pour la création, selon l'ampleur de votre projet. Vous recevez un devis précis et gratuit — une fois validé, il ne bouge plus. Ensuite, vous choisissez une formule : Sans abonnement (0 €), Essentiel (19 € HT/mois) ou Croissance (49 € HT/mois). Aucun autre coût.
Oui, toujours. Vous restez propriétaire du domaine. Si vous décidez un jour de partir, vous repartez avec.
Oui, et c'est même prioritaire. Tous les sites sont conçus en mobile-first et testés sur smartphones, tablettes et ordinateurs.
Oui, sur demande. 30 % à la commande, 70 % à la livraison, sans frais supplémentaires.
On retravaille ensemble jusqu'à ce que vous validiez. Vous ne mettez votre site en ligne que quand il vous plaît à 100 %. C'est ma garantie centrale.