Tout dépend de votre régime. Si vous êtes micro-entrepreneur, vous ne déduisez pas le coût de votre site pour son montant réel : l'administration applique un abattement forfaitaire à votre chiffre d'affaires, et il tient lieu de toutes vos charges. Si vous êtes au régime réel, le site est une dépense professionnelle que vous déduisez ou amortissez.
Nous citons à chaque fois la source officielle. Ce qui relève de votre comptable est signalé comme tel.
En micro-entreprise, le site ne se déduit pas
Le principe est écrit sur le site des impôts : un micro-entrepreneur déclare son chiffre d'affaires et non son résultat, et il ne déduit pas ses charges professionnelles pour leur montant réel. À la place, un abattement forfaitaire « représentatif des charges professionnelles » est retiré automatiquement de son chiffre d'affaires, avec un minimum de 305 €. Les taux ci-dessus sont ceux de 2026, détaillés sur la page « puis-je déduire des charges ».
Concrètement : avec un chiffre d'affaires de 40 000 € en prestations artisanales, l'abattement de 50 % retire 20 000 € avant le calcul de l'impôt. Que vous ayez payé votre site 0 € ou 2 000 € la même année, la base imposable reste de 20 000 €. Le site est « déjà compté » dans ce forfait, comme l'essence, l'outillage et l'assurance.
Le forfait avantage l'artisan dont les dépenses réelles restent sous l'abattement, et pénalise celui qui les dépasse.
Au régime réel, c'est une dépense professionnelle
Au régime réel, vous déduisez vos charges réelles, comme l'explique le même site des impôts. Un site fait pour développer votre activité entre dans cette catégorie : sa création, puis l'hébergement, le nom de domaine et la maintenance, tant que les factures sont à l'entreprise.
Reste une question que nous ne tranchons pas à la place de votre comptable : la création est-elle une charge de l'année ou une immobilisation à amortir sur plusieurs années ? L'administration tolère que certains petits achats passent directement en charges. Elle cite les matériels, les outillages et les logiciels dont la valeur unitaire ne dépasse pas 500 € HT (doctrine BOFiP). Un site complet ne se range pas forcément dans cette tolérance, et son traitement dépend du contenu de la facture. Posez la question à votre comptable avant de signer le devis.
La TVA change le prix réel du site
Sur un site à 790 € HT, la TVA ajoute une somme qu'un artisan en franchise ne récupère pas. Un artisan en franchise en base de TVA ne facture pas de TVA à ses clients, et il ne peut pas non plus déduire celle de ses achats, selon la fiche service-public sur la franchise en base. La TVA de la facture du site est alors un coût définitif. Pour la récupérer, il faudrait passer au régime réel de TVA.
Si vous collectez déjà la TVA, c'est l'inverse : le site se paie hors taxes en pratique, puisque la TVA de la facture vient en déduction de celle que vous reversez. Dans ce cas, comparez les devis hors taxes, comme nous l'expliquons dans le prix d'un site internet pour artisan.
Les cotisations URSSAF suivent la même logique
Pour un micro-entrepreneur, les cotisations sociales sont un pourcentage fixe du chiffre d'affaires, rappelle la fiche service-public sur les cotisations du micro-entrepreneur. Elles ne tiennent pas compte de vos dépenses : un site à 800 € ou à 8 000 € ne les modifie pas.
Au régime réel, le calcul ne repose plus sur un forfait, et les dépenses déductibles entrent dans la détermination du bénéfice. L'effet exact sur vos cotisations dépend de votre situation, et seule l'URSSAF ou votre comptable peut vous donner un chiffre.
Le site seul ne justifie pas de passer au réel
Le site des impôts le dit : si vos dépenses sont importantes, le régime réel peut être plus avantageux, mais il suppose de quitter le micro. Le calcul se fait sur l'ensemble de vos charges de l'année.
Reprenons l'exemple à 40 000 € de chiffre d'affaires : l'abattement de 50 % vaut 20 000 €. Un site à 790 € HT représente moins de 2 % de ces 40 000 €. Ce sont le carburant et le matériel qui décident du régime, pas le site.
Rien à déduire
Le site est couvert par l'abattement. Gardez la facture pour votre suivi, sans rien ajouter à votre déclaration.
Dépense à classer
Création, hébergement et maintenance se déduisent ou s'amortissent. Faites valider le classement avant la clôture.
TVA non récupérable
Comparez les devis TVA comprise, puisque vous ne la récupérerez pas.
Tout ce qui entoure le site suit la même règle
Les photos de chantier faites par un professionnel et une éventuelle campagne publicitaire suivent la même règle que le site : déductibles au réel sur facture, couvertes par l'abattement en micro-entreprise.
Les trois questions à poser à votre comptable avant de signer
- Suis-je mieux en micro-entreprise ou au réel, compte tenu de l'ensemble de mes charges de l'année et pas du site seul ?
- La création du site sera-t-elle passée en charge ou amortie, et sur quelle durée ?
- Mon régime de TVA me permet-il de récupérer celle de la facture, ou dois-je comparer les devis TVA comprise ?
Les pièces à garder pour votre comptable
En micro comme au réel, la même hygiène évite les discussions. Demandez une facture au nom de l'entreprise, qui détaille la prestation (création, hébergement, référencement local, formule mensuelle). Payez depuis le compte de l'entreprise quand vous en avez un, et classez le tout dans l'année. Les mentions que le site doit afficher sont, elles, un autre sujet, traité dans l'article sur les obligations d'un auto-entrepreneur.
Si vous cherchez à réduire le coût autrement que par l'impôt, les aides publiques existent : nous les passons en revue dans les aides à la création de site pour artisans.
Ce que coûte un site chez nous
La création démarre à 790 € HT en paiement unique, sur devis ferme, avec le référencement local compris. Trois formules ensuite, sans engagement : Sans abonnement (0 €), Essentiel (19 € HT par mois) et Croissance (49 € HT par mois). Chaque facture est au nom de votre entreprise et détaille la création et la formule choisie. Pour estimer ce qu'un site peut rapporter, voyez la rentabilité d'un site pour artisan.
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